Mardi 4 janvier 2011 2 04 /01 /Jan /2011 12:17

Association Tunisienne d’Etudes et de Recherches sur les Cétacés

« HOUTIYAT »

(Association Scientifique)

 

 

Missions :

Montage, gestion et réalisation de projets de recherche scientifique et d’études sur les cétacés et leur environnement marin.

Œuvrer pour la protection et la sauvegarde de notre patrimoine marin.

Promouvoir la culture du respect de l’environnement et des êtres vivants.

Etablir des relations avec les associations nationales et internationales d’intérêts communs.

Organiser des manifestations et des rencontres et publication des résultats des recherches et des études réalisés sur les cétacés et leur environnement marin.

 

Par HOUTIYAT
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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 15:14

En Tunisie, les dauphins sont protégés par la loi : Ni harcèlement, ni capture et ni commercialisation.

les interactions entre les engins de pêche et les dauphins sont de plus en plus fréquentes et la réaction des pêcheurs ne s’est pas fait attendre : utilisation de harpons, de poisons et de pétards assourdissants...etc. Il est donc très difficile de parler de protection des dauphins avec les pêcheurs en Tunisie. Ne sont ils pas responsables de la baisse des revenus des pêcheurs ? Car s'il n'y a plus ( ou pas comme il y a une vingtaine d'années) de poissons dans les filets, c'est à cause du dauphin. On ne remet jamais en question les techniques et engins dévastateurs qu'ils ont utilisés pendant des années avec la bénédiction de la grande muette (l'administration) qui les laisse toujours faire. Bientôt, après avoir exterminer le dernier dauphin, ils vont devoir nous trouver autre chose pour ne pas honorer leurs créances et enfoncer encore plus un des secteurs le plus endetté du pays.




Par DELPHIS NOSTRUM TUNISIA
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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 15:01

En guise d’introduction, j’ai voulu répondre à une question récurente qui m’a été posée par des jeunes et des moins jeunes : Pourquoi protèger une espèce animale ? sans vouloir m’étaler sur le sujet je dirai principalement qu’il s’agit tout d’abord d’une question d’éthique. La terre appartient à toutes les espèces qui la partagent, et chacune d’entre-elles possède autant de droits que l’être humain. C’est aussi une question écologique. Chaque espèce joue un rôle dans les grands équilibres de la vie ; sa place est précise et non interchangeable. Lorsque une espèce disparaît prématurément (du fait de l’homme), les autres espèces qui lui sont liées (prédateurs, proies, parasites, etc.) n’ont pas le temps de s’adapter : ces adaptations ne se font pas à l’échelle humaine, mais à celle des temps géologiques ; c’est donc l’écosystème dans son ensemble qui est à son tour déséquilibré, voire menacé.

 

Partant du constat que les mammifères marins et plus particulièrement les grands dauphins sont de très bons indicateurs de l’état de « santé » de la mer, et que la spécificité de ces cétacés et leur présence au sommet de la chaîne alimentaire au même titre que l’Homme, font qu’ils sont le reflet de ce qui se passe dans la mer, les témoins de la modification des écosystèmes et de la dégradation de l'environnement.

 

 Mais l’état de conservation de beaucoup de populations de dauphins dans le monde est menacé par les  prises accidentelles, la destruction de l’habitat, la pêche excessive et le changement climatique. D’autres menaces comprennent des activités susceptibles d’effrayer, de chasser ou de nuire d’autre façon à ces espèces, comme la pollution sonore sous-marine provenant par exemple du trafic maritime, des campagnes de sondages sismiques et des sonars militaires.

Des centaines de milliers de dauphins meurent chaque année des suites de ces menaces.

Pêche et prises incidentes: la pêche industrielle augmente en intensité et en extension dans le  monde entier. L’introduction de techniques de pêche plus durables pourrait réduire cette pression. Or, l’utilisation de méthodes de  pêche destructrices et la croissance des nombreuses pêcheries commerciales modernes continuent à réduire les populations de dauphins à travers le monde. Ces menaces peuvent se traduire directement par des prises accidentelles et indirectement par la perte des espèces proies.

 

Chasse ciblée: certaines communautés chassent le dauphin depuis des siècles. Dans certains cas, les prises accidentelles ont été remplacées par la pose de filets ou la chasse au harpon délibérée par de petites pêcheries. Ces chasses ne sont probablement pas durables. La supposition que les dauphins sont en concurrence avec les pêcheries dans la quête du poisson ou bien qu’ils endommagent les filets, a incité à des massacres dans quelques régions.

 

Pollution chimique: les sources de pollution chimique sont très diverses : eaux usées des ménages, déversements industriels, filtrations de décharges, retombées atmosphériques, effluents domestiques et lessivage des terres cultivées, décharges opérationnelles de mines et appareils de forage, naufrages et déversements en mer.

Les impacts de la pollution chimique vont de l’empoisonnement physique direct à la dégradation d’habitats importants. Parmi les produits chimiques les plus dangereux pour les dauphins, on compte les polluants organiques persistants (le DDT par exemple) et les produits chimiques industriels. Ces substances entrent dans les chaînes alimentaires marines et s’accumulent aux différentes étapes de la chaîne avant d’atteindre les grands prédateurs marins. Cette pollution se traduit probablement par des troubles du système de reproduction et du système immunitaire des mammifères marins. On sait que de nombreuses populations de dauphins sont fortement contaminées, ce qui est un facteur de mortalité accrue.

 

Pollution et harcèlement sonores: l’ouïe est le sens le plus important des dauphins et leur est vital afin de trouver de la nourriture, s’orienter et d’inter-agir socialement. Toute perte de leur capacité auditive, due soit à un dommage physique, soit au masquage par d’autres sons, peut compromettre sérieusement la viabilité des individus et donc des populations. Le bruit causé par l’homme dans l’environnement marin accroît encore le niveau de son naturel biologique et ambiant déjà significatif. La pollution sonore provient notamment des navires, des activités militaires, des dispositifs  anti-prédation de l’industrie de la pêche, la recherche océanographique et les canons à air utilisés dans les essais sismiques pour trouver des gisements de pétrole et de gaz. Les impacts potentiels du bruit d’origine anthropique sur les dauphins vont des dommages physiques aux changements de comportement, à l’augmentation du stress et à l’obligation d’abandonner des habitats importants.

 

Perte et dégradation des habitats: la perte de leur habitat est particulièrement dangereuse pour les dauphins dont l’aire de répartition est restreinte comme les dauphins de rivière. Dans beaucoup de zones, la perte d’habitat est causée par des barrages, les structures de la pêche et le prélèvement d’eau pour l’usage humain. Dans certaines parties du monde, la gestion de l’eau, la lutte contre les crues et la modification majeure de rivières, y compris le prélèvement des eaux de surface, a entraîné le déclin des populations. Les barrages empêchent la migration et créent des barrières qui fragmentent les populations.

 

Changement climatique: les conséquences du changement climatique pour les dauphins sont aggravées par l’apparente rapidité de ce réchauffement (3 à 4 degrés Celsius aux hautes latitudes au cours d’une période de 50 ans seulement), ce qui est beaucoup plus rapide que tout ce à quoi les dauphins ont été exposés dans le passé. La vitesse actuelle du changement est sans doute trop élevée pour de nombreuses espèces de dauphin qui n’y résisteront pas. Le réchauffement aquatique aura certainement un impact sur la disponibilité des espèces proies, ce qui pourrait alors contraindre les dauphins à trouver de nouvelles aires d’habitat et de reproduction. Le niveau de la mer s’élève et les modèles météorologiques en mutation avec des tempêtes plus fortes, s’ajoutent à la dégradation et à la perte de l’habitat.

 

 


Par DELPHIS NOSTRUM TUNISIA - Publié dans : Dauphins
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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 14:52

 

1-  Sayada : Le destin marin d’une ville

 

Sayada (arabe : صيادة  ) est une ville côtière de l’Est de la Tunisie. Les historiens attribuent à Sayada un âge assez proche de celui de Leptis Minor, l’actuelle Lamta, sa fondation remontant au IVième siècle av. J.-C.. Les premiers occupants de l’actuelle cité étaient des agriculteurs autochtones qui se sont installés dans les grottes de deux collines (naturelles ou creusées dans la roche marine), formant ainsi des habitations troglodytes. La cité est située sur une faille géologique. La proximité de la mer aurait favorisé l’activité de la pêche, d’où le fait que les habitants des localités voisines auraient pris l’habitude d’appeler sayada, ce qui signifierait « pêcheur » au féminin ou plus probablement « pêcheurs » dans le dialecte local.

Depuis la fondation de Sayada, la principale activité économique c’est la pêche. Le port, qui est entré en exploitation en 1965 et a subi une extension en 2002, occupe le deuxième rang de production dans le gouvernorat de Monastir après celui de Téboulba.

 Cette région est très riche en petits pélagiques (Sardine, Sardinelle et Maquereau) et aussi en céphalopodes (Poulpe et Seiche). En plus le plateau continental ressemble à celui du golfe de Gabès (sud tunisien) notamment en terme d’abondance de juvéniles de poissons et de l’étendu de la prairie de posidonies et de caulerpes.

La production halieutique est assurée essentiellement par la pêche au feu et la pêche côtière.

Les petits senneurs (lamparos) ciblent essentiellement les petits pélagiques. Ils transportent un équipage de 8 à 12 membres. La législation les oblige à travailler à plus de 30 mètres de profondeur.

La pratique de la pêche aux petits pélagique se fait à l’aide des barques utilisant la senne tournante et coulissante dont les longueurs qui peuvent atteindre 1000 mètres. Ces barques sont annexées par des portes groupes. Ils sont équipées de power block pour le mouillage et le halage des sennes. Les zones de pêche sont situées de 40 à 80 milles marin de la côte et les espèces cibles sont le maquereau, la sardine, le Sorel et la Bogue. La sortie commence généralement à partir de 17 h GMT et l’arrivée aux zones de pêche après 4 à 5 heures.

Les pêcheurs de la catégorie côtière pratiquent la pêche aux palangres, de fond et de surface, aux filets maillant et au trémail. L’utilisation de l’un de ces engins ou de l’autre dépend de la saison et de la période d'abondance du poisson. Les pêcheurs connaissent très bien ces périodes.

La flottille de pêche du port de Sayada se compose d’environ 200 unités de pêche côtière et une dizaine d’unités de pêche au feu. La production totale annuelle du port est d’environ 450 tonnes répartis comme suit : 300 t pour la pêche côtière et 150 t pour la pêche au feu.

 

Par DELPHIS NOSTRUM TUNISIA - Publié dans : Méditerranée
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Mercredi 6 octobre 2010 3 06 /10 /Oct /2010 14:49


Au large de Sayada, on rencontre des émergences de hauts fonds, situées devant la baie de Khnis au Nord-Est du cap de Monastir à environ 18 Km de cette ville. C’est les îles Kuriat. Elles comprennent principalement une petite île ou île cogniliera (Qûrya Essaghira) d'environ 0,7 Km2 et une île plus grande "grande kuriat" (Qûrya El Kabira) d'environ 2,7 Km2 de superficie et distante d'environ 2,5 Km de la première. Toutefois, on peut observer deux autres îlots minuscules qui émergent juste à côté de la petite Kuriat.

La petite Kuriat, de forme pratiquement triangulaire sans relief, est inhabitée. La plage sableuse, située au Nord-Est, est d'environ 800  mètres de long. Le reste des côtes est soit rocheux  soit marécageux. L'île est très fréquentée en été par les pêcheurs et les estivants surtout pour passer la journée.

La grande Kuriat est sensiblement de forme ovoïde sans relief remarquable. Une construction rejetée plus au Nord de l'île, dans la région relativement la plus élevée, abrite le phare, les deux familles de gardiens et quelques militaires. A côté du phare, un marabout "Sidi Sâad" est visité par les habitants de la région du Sahel. Bien que sous surveillance militaire, la grande Kuriat est très fréquentée par les estivants, les visiteurs du marabout Sidi Sâad et les pêcheurs. Toutefois, il est interdit d'y passer la nuit.

La grande Kuriat possède une station scientifique saisonnière pour la protection et le suivi de la nidification des tortues marines Caouanne ( Caretta caretta). En déclin sur une grande partie de son aire de répartition en Méditerranée, elle a déjà disparu en tant qu'espèce reproductrice dans plusieurs régions et est considérée en voie de disparition et est de ce fait protégée en Méditerranée. De plus, un plan d'action pour sa protection a été établi dans le cadre du Plan d'Action pour la Méditerranée (PAM). Ce plan résume les principales menaces auxquelles est exposée cette espèce ainsi que les mesures à prendre pour assurer sa protection. L'avenir même de cette espèce dépend principalement de la protection des lieux de ponte subsistant en Méditerranée orientale.

Situé à l’Est des îles kuriat, se trouve le banc Hallouf. A 45 m de profondeur, il est caractérisé par un fond rocheux, haut de 8 à 12 m et entouré de fonds meubles constitués essentiellement de sable grossier, gravier, gros débris coquilliers et maërl (algues calcaires). D’autres bancs de moindre dimension sont limitrophes (Banc El Bech, …etc.). Cette zone est ciblée par la majorité des lamparos de la région du sahel (Téboulba, Mahdia et Sayada) pour sa richesse en poissons pélagiques favorisée par un upwelling local.

Des dauphins sont souvent signalés par les estivants, en faisant route vers l’île Kuriat, et par les pêcheurs lors des opérations de pêche. Ces derniers pensent même que dans cette zone il y a une population endémique qui se voit renforcer par l’arrivée d’autres dauphins pendant la période estivale.

 

Par DELPHIS NOSTRUM TUNISIA - Publié dans : Méditerranée
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